Soutien à Henda Ayari
Mais qui est victime ?
La plaignante ou l'accusé ?
Tariq Ramadan est poursuivi pour plusieurs viols et agressions sexuelles. Il est libre, placé sous contrôle judiciaire.
Depuis son dépôt de plainte, Henda Ayari est régulièrement harcelée, elle subit des intimidations, des insultes, et plus grave encore, des agressions physiques.
La dernière en date a eu lieu mercredi 6 mai dernier.
Un homme qui l’a reconnue, a foncé sur elle en voiture, l'a insultée et l'a menacée pour, selon ses mots lui : « faire payer sa plainte contre Tariq Ramadan ».
Comme ce fut le cas, quelques mois auparavant, la police est rapidement intervenue, l’agresseur a pu être interpellé et placé en garde à vue.
Depuis son dépôt de plainte contre Tariq Ramadan, Henda vit dans l'angoisse et la peur des agressions à chaque sortie dans la rue. Elle a été contrainte de cesser ses activités professionnelles par crainte d’être reconnue et de subir de nouvelles agressions.
Alors qui est la vraie victime ?
Des « intellectuels » viennent de se répandre une nouvelle fois dans une tribune relayée par Médiapart. Ils en appellent à la Ministre de la Justice, rien que ça, pour que «cessent "les poursuites injustifiées" à l’encontre du Professeur Tariq Ramadan».
Et d’invoquer le complot sioniste, le racisme et l'islamophobie comme principaux responsables des malheurs de leur protégé…
Inversion des valeurs, inversion des pôles : Ramadan victime ? Et donc les plaignantes coupables ? Ces intellectuels détiendraient-ils donc la vérité ? La justice se ferait dorénavant à coup de pétitions et non devant les tribunaux ?
Non !
Nous, signataires, en appelons à l’exercice de la justice dans la sérénité.
Nous en appelons au respect et à la protection des plaignantes, particulièrement de Henda Ayari, qui est la seule à avoir porté plainte sans avoir recours à l’anonymat.
Depuis son dépôt de plainte, elle vit sous le joug des menaces quotidiennes, du harcèlement permanent sur les réseaux sociaux, dans la rue par des agressions répétées et de plus en plus violentes et ce depuis trop longtemps.
Tariq Ramadan quant à lui continue de propager mensonges et calomnies à son encontre, ce qui contribue à propager la haine et la volonté de vengeance de la part de ses nombreux admirateurs, ce qui est très grave car c'est une manière de lui poser une cible dans le dos, afin de provoquer indirectement les agressions physiques et morales contre Henda.
Il est temps de cesser de crier au complot qui indirectement justifie des conduites criminelles !
Nous en appelons au respect de la culture et des convictions religieuses de chacun.
Convictions religieuses qui n’ont d’ailleurs ici aucun rapport avec « l’affaire » puisque Tariq Ramadan n’est pas accuser d’être musulman ou accusé d’avoir telle ou telle conviction, non, Tariq Ramadan est accusé de viol ! Seule la justice indépendante de ce pays est en mesure de se prononcer à ce sujet, personne d’autre. Ni Tariq Ramadan, ni ses soutiens, ni même sa communauté, et encore moins par la violence et les intimidation envers les plaignantes.
Allons-nous attendre, comme pour Charlie Hebdo, que le pire arrive pour réagir ou nos intellectuels vont-ils réagir, cette fois, en amont et prendre la défense des plaignantes qui se retrouvent, pour avoir fait appel à la justice de leur pays, en danger de mort.
Cette situation est-elle encore tolérable en 2020, en France ?
Henda a besoin de vous, de nous tous.
Pour la soutenir dans son combat, pour lui donner encore plus de force dans cette rude et interminable épreuve, engageons-nous !
Ensemble, sereinement mais avec détermination, nous combattrons la haine et l’intimidation, nous dénoncerons le harcèlement subi par Henda et les autres plaignantes. D’ailleurs ne pas le faire serait une « non-assistance à personne en danger ».
Ensemble, battons-nous sans faiblir contre ces mensonges réitérés de tribune en tribune et relayés par certains médias !
Ensemble, avec Henda et les autres plaignantes, nous invoquons une certaine idée de la justice qui aura le dernier mot et saura faire éclater la vérité. Mais cette idée de la justice doit prendre en compte les pressions que subissent les plaignantes et les protéger. Après le hashtag « Metoo » peut-on encore supporter le fait que dans nos pays démocratiques qu’il soit dangereux de porter plainte pour viol ? Peut-on tolérer que les plaignantes soient menacer de mort avant le procès ?
Et si la majorité silencieuse s'exprimait enfin ?
« Le monde est dangereux à vivre non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire »
Albert Einstein
Henda a choisi de ne pas baisser les bras, face à T. Ramadan et sa communauté dont un nombre important sont véritablement violents et dangereux pour la sécurité des plaignantes.
Elle lutte personnellement mais également avec l'association Libératrices, pour défendre les Droits des Femmes.
Cependant ce combat judiciaire chronophage l'expose à de nombreux frais.
T. Ramadan espère la faire taire en comptant sur son découragement, sur la pression qu'elle subit qui pourrait la pousser à la dépression nerveuse ou même au suicide mais aussi sur ses limites financières !
Rappelons que Tariq Ramadan expose les plaignantes dans son dernier livre, « Devoir de vérité »,(et dans une vaste campagne de communication via internet, réseaux sociaux, blogs, sites, vidéos…) qui voudrait dire la justice à la place des tribunaux français.
Vous avez soutenu Henda jusqu'à présent par vos chaleureux messages sur les réseaux sociaux, mais aujourd'hui Henda a encore besoin de vous.
Si vous souhaitez la soutenir dans son combat, et participer à la protection des plaignantes vous pouvez soit :
- Signer ce texte de soutien en indiquant votre nom
- la partager autour de vous,
- contribuer à cette cagnotte en ligne en cliquant sur le lien de la cagnotte paypal :
https://paypal.me/pools/c/8pkgR8sCBR
Merci à vous par avance, pour votre généreux soutien, qu’il soit moral ou financier, il est précieux !
Liste des signataires
▪Robert Spencer, écrivain américain, directeur et chroniqueur de Jihad Watch
▪Gilles Clavreul, haut fonctionnaire, délégué général de l'Aurore, cofondateur du Printemps Républicain, consultant indépendant.
▪Françoise Laborde, journaliste, auteure.
▪Bertrand Soubelet, général de corps d'armée, vice-président du mouvement Objectif France
▪Alexandre del Valle, géopolitogue, chroniqueur, enseignant.
▪Laurent Alexandre, haut fonctionnaire, médecin, entrepreneur, écrivain.
▪Sand Van Roy, actrice, étudiante en droit.
▪Fiona Gélin, actrice, auteure.
▪Céline Pina, auteure.
▪Jean-Bernard Pinatel, général de brigade, chef d'entreprise.
▪Jacques Clostermann, ancien pilote de chasse, officier de réserve, auteur
▪Jacques Sapir, Directeur d'études à l'EHESS et membre étranger de l'Académie des Sciences de Russie.
▪David Bobée, metteur en scène et directeur du Centre dramatique national de Normandie Rouen.
▪Tiziana della Rocca, philosophe.
▪Emmanuel Itier, cinéaste, producteur, acteur, réalisateur, écrivain.
▪Lisa Haddad, députée suppléante de Nicolas Dupont-Aignan.
▪Claudine Cordani, autrice et ex-journaliste.
▪Philippe-Emmanuel Toussaint, enseignant, chercheur, conseiller littéraire en édition.
▪Cyril Chevrot, Chargé d’études et de projets.
▪Frédéric Mazé, enseignant, écrivain, parolier.
▪Alexandre Beauvais-Chiva, chef d'entreprise, conseiller en communication et relations publiques.
▪Benjamin Vial, écrivain et poète.
▪Jacqueline Marie Taieb, chanteuse.
▪Alain Guédon, thérapeute praticien.
▪Michel Kummer, psychiatre
▪Jean-Jacques Saldat, ancien vice-président de la DCF, Démocratie Chrétienne Française
▪Gabriel Heimler, artiste peintre.
▪Stéphanie Lévy, chroniqueuse, dessinatrice, consultante-coach en transformation digitale.
▪René Ricard, auteur.
▪Laure Baumgarten-Mager.
▪Laurent Martin, graphiste.
▪Sabine Seguin, traductrice-interprète.
▪Sébastien Crois, technicien logistique.
▪Myriam Saoudi, secrétaire.
▪Alexis Weber, étudiant en histoire.
▪Anne-Sophie El Sayed, enseignante.
▪Nicolas Bault, auteur-compositeur.
▪Jean-Luc Belzil, mécanicien de centrale hydroélectrique au Québec.
▪Félicie Renon, agente territoriale.
▪Sonia Antimes, aide-soignante.
▪Pamela Alcaria, retraitée.
▪Catherine Legendre, gérante de sociétés.
▪Sandra Freyburger, entrepreneur.
▪Nathalie Baux.
▪Patric Chenaux, chroniqueur.
▪Marivan BARAZI, architecte.
▪Marco De Palma, responsable logistique aéronautique.
▪Claudine Dozot, employée administrative en Belgique.
▪Ann Godderis, éducatrice spécialisée à Amiens.
▪Anaïs Marignale, étudiante à Amiens.
▪Tristan Gouaillier, assistant à la mise en scène.
▪Pascale Bongiovanni, éclairagiste.
▪Luc Laforets, ingénieur en informatique, consultant indépendant en architecture logicielle.
▪Sophie Rousselet, chargée de mission emploi et formation pour le CÉSER de Normandie.
▪Ghisline Larose, retraitée de l'enseignement, Québec.
▪Abib Ggé, architecte.
▪Gilles Sacaze, président GALLICE, expert en sûreté et gestion des risques, membre du Comité stratégique CRSI.
▪Sylvain Pelletier, musicien.
▪Aad van Tongeren, conseiller principal de l'Éducation nationale aux Pays-Bas.
